Herbert Krugman et
la publicité
Lors de ses recherches sur l’impact, sur le cerveau
humain, de la publicité à la télévision,
Herbert Krugman développe plusieurs théories
sur les notions d’apprentissage et de mémoire.
Pour Krugman apprendre est un comportement actif qui demande
une implication et de la motivation. Mais, il existe une forme
« d’apprentissage passif » ne demandant
aucun effort particulier, amenée par une aide artificielle
à la relaxation et caractérisée par l’absence
de résistance à ce qui est enseigné.
Pour Krugman, la télévision permet cet apprentissage
passif car lorsque le téléspectateur regarde
la télévision, il produit des ondes alpha, le
cerveau est donc dans un état de sommeil éveillé
permettant de faire passer un message de manière passive,
sans que le téléspectateur ait besoin de faire
un effort.
Pour Krugman, lire et parler sont des fonctions de l’hémisphère
gauche du cerveau. La perception des images par contre est
une fonction de l’hémisphère droit, par
conséquent la télévision également.
Alors qu’il effectue des recherches sur l’impact
de la publicité à la télévision,
Krugman part de l’hypothèse que la répétition
de l’exposition d’une image de nombreuses fois
à un effet sur le cerveau humain. La télévision
permet, bien évidemment, de diffuser une image plusieurs
fois dans un laps de temps relativement court. Mais, pour
Krugman, la répétition, pour qu’elle soit
efficace, implique la mémoire d’une image sans
que le téléspectateur n’ait besoin de
la verbaliser. Krugman fait la différence entre «
mémoriser » et se « rappeler ». Pour
lui, se rappeler implique que l’on mette des mots sur
une image, ce qui fait appel à l’hémisphère
gauche du cerveau. Pour Krugman, une image vue à la
télévision plusieurs fois est mémorisée
et fait appel à l’hémisphère droit.
Le téléspectateur lambda ne fait pas de connexions,
d’associations à cette image, il a la capacité,
si il y a répétition, de la mémoriser.
Pour Krugman, la télévision est un excellent
moyen de faire passer un message publicitaire, mais il faut
repenser la publicité. Avant la première guerre
mondiale et l’apparition de la télévision
dans les foyers, il était commun de penser que «
publicité » égal « persuasion ».
A la télévision, la publicité de doit
surtout par « réveiller » le téléspectateur
et elle doit faire appel à la « mémorisation
» et non au « souvenir ».
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